D’origine allemande, Max Richter est peu connu des scorophiles. Entremêlant musique classique et électronique contemporaine, le musicien-compositeur tend plus à créer une nouvelle vie musicale en lieu et place des sempiternelles réorchestrations.
Composée et mise en boîte en amont de la réalisation du film, voilà une bof qui atteint la symbiose parfaite entre deux arts... En dehors des pulsations analogiques d’un vieux synthétiseur, ce sont la Sonate pour Piano D850 de Schubert et la Sonate Op35 de Chopin qui forment ici l’ossature de ce superbe score.
Reste que le morceau ‘L’Océan Hanté’ et ses incontournables variantes sont d’une beauté rarement atteinte. Une lente pulsation, un tambour funèbre monté en cadence imitant la complainte d’une chorale. Voilà un morceau qui laisse béat... comme bien d’autres extraits de cette plaque qui vous prend à la gorge!
A l’écoute du résultat, il est facile et judicieux de tisser des liens entre le travail de Richter et celui Kronos Quartet. Deux approches de la musique de film radicalement novatrices qui sans renier un certain classicisme lui confère une aura supplémentaire. A ne pas manquer!
Olivier Guéret