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Films
Interview de Johnny Hallyday (04/04/2006)

  Johnny et Luchini allumés mettent le feu au micro !

Il y a des rencontres qui ne se refusent pas, Johnny Hallyday et Fabrice Luchini dans une même pièce pendant trente minutes autour d'un seul micro et de quelques rafraîchissements, avouez qu'il y a de quoi se pincer. Pour paraphraser "l'acteur qui cite plus vite que son ombre" et qui justement en avance sur le timing arrive en fredonnant "Ma Gueule" toutes dents dehors et l'œil pétillant, mon petit doigt me dit que ça va être énooorme! A peine le temps d'entamer le premier couplet que costume noir et éternelles santiags aux pieds, le véritable interprète de la chanson fait son entrée à la recherche d'un cendrier et visiblement un peu fatigué mais cependant prêt à faire le pitre avec son compagnon de promo. Il faut dire que ces deux là semblent s'entendre comme larrons en foire, pas besoin de questions, les deux énergumènes se renvoient la balle comme un vieux couple drôle et attendrissant. Du coup si d'habitude afin de rendre une interview plus digeste et ainsi prévenir la somnolence aiguë chez le lecteur on procède à quelques coupes judicieuses, ici la question qui s'est rapidement posée a été, oui mais où? Bref une conversation entre Fabrice Luchini et Johnny Hallyday c'est un peu comme le clafoutis à ma grand-mère, si vos ôtez les noyaux ça ne ressemble plus à rien et ça n'a pas de goût, mais bon on est pas obligé de tout manger en une seule fois non plus! A Déguster donc...

n.d.l.r: Les sigles(...)qui jalonnent les lignes qui vont suivre ne sont pas liés à un problème technique de clavier du rédacteur ou encore à un tic nerveux de celui-ci mais sont là pour traduire tant bien que mal les silences, hésitations et réflexions nombreuses des deux protagonistes dont on a également tenu a transcrire fidèlement les propos afin de ne pas les dénaturer et ce qui explique quelques "étrangetés de syntaxe".

Johnny Hallyday asseyant sa grande carcasse: Oh qu'est-ce qu'on serait bien si on allait bouffer tous ensemble non!

Cinopsis: Euh on commence?

Fabrice Luchini: A bouffer ou la première question?

C.: Non la première question...

F.L. augmentant le volume sonore: Oh puuutain ça attaque fort!

C.: Est-ce que ça a été dur de vous convaincre de jouer dans JEAN-PHILIPPE?

F.L.: Dans un premier temps quand j'ai commencé à lire le scénario et j'ai eu peur, (il réfléchit)

J.H. lui coupant la parole au moment où il allait poursuivre sa phrase: Céline dis-nous du Céline!

F.L.: Oui oui c'est promis je dirai du Céline...

J.H. ne le laissant pas finir sa phrase: Moi je lui ai promis que j'allais travailler le Céline et Molière...

F.L. poursuivant comme si il n'avait pas été interrompu: Johnny m'a apporté le scénario et je me suis dit c'est tellement difficile à réaliser alors que c'était pour moi quelque chose de rare, le mot est pauvre que dis-je d'unique, d'inconcevable! La chance énooorme que Johnny Hallyday vienne me voir jouer dans KNOCK...

J.H. le coupant à nouveau: Où il était génial, moi il m'a épaté, non franchement tu m'as épaté...

F.L. récitant un passage de KNOCK: "Vous me donnez un canton peuplé de quelques milliers d'individus neutres..." (reprenant le fil de son idée) Alors donc, nous voilà au restaurant, il me donne le scénario, il me dit que c'est un très beau scénario. Je me dis c'est une idiotie même de le lire, j'ai qu'à lui dire oui! Et je le lis quand même et là une angoisse (...)

J.H.: Faut quand même dire que dans le restaurant où on a été, on avait bu quelques coups de rouge et là il monte sur la table et il commence à prendre une bouteille comme micro et il commence à chanter NOIR C'EST NOIR, MA GUEULE... Et là je suis de plus en plus convaincu que ça ne peut-être que lui. On peut toujours se dire c'est fastoche, mais lui il m'a montré qu'il le faisait avec délicatesse. Alors quand il m'a dit non sur ce scénario, on m'a proposé des tas de comédiens de renom, formidables et que j'admire beaucoup (...) Je ne dirai pas les nom parce que je ne veux jamais porter de préjudice aux acteurs auxquels j'étais pas d'accord pour ce rôle (...) Pour moi c'était Fabrice...

F.L.: Eh je vais vous dire pourquoi, je ne te coupe pas Johnny (...) c'est que ça faisait des années que je connaissais Johnny et j'osais pas, (il augmente le volume de plusieurs décibels) j'osais pas lui dire que je connaissais beaucoup de chansons qui ont jalonné ma vie comme tous les gens de mon âge et même les gens de l'âge de ma fille, mais moi je pars de loin j'ai 54 ans, donc j'avais 11 ans dans les premières chansons...

J.H. faisait mine de se vexer: Oh t'as pas beaucoup moins que moi hein, arrête de te rajeunir!

F.L.: Non j'ai pas beaucoup moins que toi mais les quelques fois où j'ai rencontré Johnny je me suis dis j'ose pas, parce que Johnny attention! Attention Johnny c'est un être (...) Il a une grande et immense qualité, il est très délicat et il ne supporte pas les fautes de goût et le manque de respect. Il adore la délicatesse et il a le droit de l'exiger car dans les relations c'est un homme qui a un sens aigu de ne jamais blesser l'amour propre! C'est un drôle de truc, il peut avoir des changements d'humeur, il peut avoir des défaut mais parmi ses qualités nombreuses, il est très très bien élevé, voilà. C'est étonnant d'autant plus qu'il y a de moins en moins de gens bien élevés. Alors euh (...) vous voyez je commence à parler comme Johnny (...) c'est à dire que...

J.H. amusé et se moquant gentiment de lui: Il a mon phrasé maintenant!

F.L.: Légèrement oui, ben je t'aide un peu (...) euh quand j'ai lu le scénario je me suis dit comment on va réussir à faire croire que Johnny n'existe pas. J'ai eu une petite angoisse complètement idiote parce que ça passe très très bien, c'est même ce qui fait rire le plus le gens! Ma fille qui a 25 ans, Emma Luchini, est venue un soir et m'a dit mais t'es complètement barjo, il faut que tu dises oui. Et coup de bol le lendemain, j'ai rappelé et je l'ai eu et lui ai dit que je ne savais pas lire les scénarios et qu'il fallait que je fasse ce film.

J.H.: Voilà et moi pour continuer je voulais dire simplement, c'est que (...) euh moi si Fabrice (...) Moi je connais Fabrice depuis très longtemps, on a tourné ensemble je pense son premier film, c'était CONSEIL DE FAMILLE de Costa Gavras et il jouait le rôle d'un avocat véreux et moi je l'ai trouvé formidable, je l'ai adoré dans ce film et j'ai gardé pour lui une admiration intense et puis on a mis quelques temps avant de se revoir, quelques années et elles sont courtes quand (...)

F.L. terminant sa phrase: L'amitié s'impose! Et est-ce que je peux dire aussi sans te couper que ce qui m'a le plus impressionné chez toi Johnny (...) j'étais un jeune acteur pas du tout connu et totalement impressionné, il le sait (...) en fait non il le sait pas parce qu'il est très innocent de ça (...) Mais on est pas à l'aise quand on voit Johnny Hallyday pendant des semaines (...) mais il n'aime pas ça comme il n'aime pas qu'on le vouvoie (...) tout cela est complexe, c'est un être très complexe...

J.H. aquiessant: J'aime pas qu'on me vouvoie non...

F.L.: Donc voilà, il faut le tutoyer, mais bon en même temps c'est gênant, c'est super intimidant, faut pas l'énerver en disant "la légende" sinon il va vous envoyer chier mais c'est impressionnant pour moi, je suis un jeune acteur et il me parle amicalement. J'étais rien, y'avait Guy Marchand, Fanny Ardant (Il s'emporte et hausse le ton) C'est un des grands moments où j'ai demandé à Fanny Ardant une phrase dont je me souviendrai toute ma vie, ça me revient maintenant: "Costa Gavras quel grand metteur en scène mais j'avoue que ses indications ne sont pas simples à comprendre!" Et là elle m'a répondu avec cette phrase géniale, je m'en souviens il y a 25 ans (il imite Fanny Ardant) : "Essayez pas de comprendre Fabrice, la vie est une série de flashesssssssssss". Et le plus beau pour arriver à l'essentiel, c'est que Johnny je me suis assis à côté de lui et y 'a un journaliste du Figaro qui a voulu nous interrompre. Hyper important à cette époque là! Et il lui a dit: "Laissez, soyez gentil je discute avec un ami." Mais c'est une star énooooorme, tous les acteurs sont à genoux, fébriles prêts à faire des turlutes pour avoir un quart de page dans le Figaro et lui il dit à ce journaliste alors que vraiment j'étais un tout petit comédien (...) Mais vous vous rendez compte la liberté, la position aristocratique d'un homme qui discerne quelqu'un au delà de sa situation sociale, c'est extraordinaire! On va pas faire un panégyrique à la Guy Debord mais c'est extraordinaire, si il est aimé (Johnny le regarde en riant) euh ça t'embête si je continue?

J.H.: Non, euh enfin oui...

F.L.: Alors j'arrête! J'arrête!

J.H.: Il est terrible. Bon le duo Luchini-Hallyday j'crois qu'il m'a (...) Euh on a voulu faire une comédie, mais qui n'est pas une comédie, euh, habituelle. Y'a des moments de rire et pi c'est tendre. J'crois que c'est un petit peu à l'américaine, euh, je me suis beaucoup marré à le faire et c'était pas facile parce qu'il a fallu que j'interprète un Jean-philippe Smet qui ne connaît pas Johnny Hallyday, alors (...) C'est vrai j'aurais pu ne jamais être Johnny Hallyday, vous savez quand j'ai commencé dans ma vie, je voulais être comédien je ne voulais pas être chanteur et pi je prenais des cours d'art dramatique à la Rue Blanche (...) Par hasard j'ai commencé à faire des choses et après (...) C'est vrai le fameux truc qui a déclenché le truc c'est l'émission Paris-Cocktail je l'ai fait et on m'a engagé chez Vogue pour faire mon premier 45 tours, donc je suis devenu Johnny Hallyday, ce qui n'est pas le cas du film, vous voyez ce que je veux dire (...) Le sujet du film c'est que, si je n'avais pas fait Paris-Cocktail est-ce que Jean-Philippe Smet serait devenu Johnny Hallyday? C'est ça le sujet du film, faut pas chercher autre chose, c'est un film qui...

F.L. lui coupant la parole: Fonctionne! Mais alors là (...) J'suis allé à Marseille, c'est pas le public le plus facile, 550 personnes payantes, j'ai écouté comme au théâtre, comme tous les soirs quand on est en scène, il rit. C'est concret ça, des payants qui concrétisent leur désir. Le payant a une valeur énorme, le journaliste lui est là pour penser, pour juger... Vous connaissez la phrase magnifique de Guitry (il imite la voix de Sacha Guitry): "Quand on croise le lendemain le visage du critique, en le regardant on est vengé..." et puis une autre de Jules Renard...

J.H. l'arrêtant dans sa lancée: Allez il repart dans le théâtre, Luchini est formidable mais quand il s'éloigne un tout petit peu...

F.L. le coupant à nouveau: Tu le remets au centre, absolument Johnny tu as raison! Ok, je reviens donc au film qui en salle a une efficacité concrète et réelle, la jubilation passe dans le public! Bon on aura peut-être un papier dans les Cahiers du Cinéma qui dira: "la structure intérieure du plan...", il paraît même qu'ils ont adoré!

J.H.: Personnellement mois je juge un film comme ça, parce que j'adore le cinéma, j'adore le cinéma comme Eddy Mitchell vous voyez. Donc moi je vais pas chercher midi à quatorze heures, moi j'suis public. Quand je vois un film je vois le début, le milieu et la fin, je me dis j'ai vu une histoire, j'ai vu un film et ça m'a plu ou ça m'a pas plu. Voilà moi je m'arrête là, pour moi le cinéma c'est ça. Je ne cherche pas à me dire, qu'est-ce qu'ils ont cherché à vouloir dire ou des trucs comme ça. Pour moi la magie du cinéma, c'est j'ai vu, j'ai passé un bon moment ou je me suis fait chier, voilà c'est tout!

F.L.: Et Godard quand tu a tourné avec lui...

J.H. l'interrompant: Mais Godard c'est pas la même chose, j'admire et j'adore Godard et demain si il me demande de faire un film même pas payé je le fais. Parce que j'adore Godard. On fais des fois des trucs dans la vie pas toujours pour l'argent.

C.: Est-ce que vous avez abordé ce rôle de la même manière que les autres rôle de votre carrière de comédien?

J.H.: Non absolument pas. Vous savez quand j'ai fait L'HOMME DU TRAIN ce rôle d'un truand fatigué, d'ailleurs je suis fatigué là, mais enfin bon (...) Vous savez c'est un film que j'adore, ça a été une des meilleures recettes du cinéma français aux Etats-Unis, j'ai eu une des couvertures du Los Angeles Time, en Italie ça a été un triomphe et y'a qu'en France que ça a pas très bien fonctionné (...) Euh c'était quoi votre question?

C.: La façon dont vous aviez abordé ce rôle.

J.H.: Ah oui justement! Ben tout simplement c'est à dire qu'il fallait que je joue un Jean-Philippe Smet qui n'est pas devenu Johnny Hallyday. Alors j'ai essayé de jouer un Jean-Philippe Smet qui connaît pas Johnny Hallyday et puis voilà.

F.L.: Tu te rappelles la phrase pertinente que tu m'as dit? Tu m'as dit: "C'est pas évident d'aborder Jean-Philippe, parce que j'ai pas envie de faire du Johnny sinon je vais m'emmerder. J'vais faire un Jean-Philippe que j'ai imaginé."

J.H.: Tu sais, faire Jean-Philippe Smet (...) Moi je suis né sous le nom de Jean-Philippe Smet et faire un Jean-Philippe qui n'est jamais devenu Johnny il a bien fallu que je l'imagine, c'est pas facile...

F.L. lui coupant la parole: C'est abyssal, c'est énorme c'est un truc...

J.H. poursuivant comme si de rien n'était:Et je suis jamais devenu Johnny donc j'ai essayé de jouer un mec simple, un patron de bowling qui est content de son boulot et qui est jamais devenu Johnny Hallyday. Vous savez au cinéma il faut jamais aller chercher trop loin les choses, il suffit de jouer ce qu'on a à jouer en disant: "Je ne suis pas ça et je suis simplement ça." Et je crois que ça suffit.

C.: Quand on a plus de 40 ans de carrière comment fait-on pour chanter comme un débutant?

J.H.: Vous savez avec des hésitations. C'est facile, il suffit de se dire que en fait on chante pas très bien, enfin bon je sais pas trop voilà. Vous savez c'est plus facile de mal chanter que de chanter bien. Moi pour bien chanter, euh, je me stresse. Alors quand on m'a dit, il faut mal chanter et pas très bien chanter, je me suis dit enfin ça va très bien, ça c'est pas un problème.

C.: Vous ne manquez pas d'autodérision dans ce film.

J.H: Vous savez je me suis dit, bon dans la vie de tous les jours pour beaucoup de gens je suis quand même Johnny Hallyday et si je fais ça c'est pour me foutre un peu de ma gueule. Vous savez on a dit tellement de choses sur ma vie que j'avais envie de me porter en autodérision, de ne pas me prendre au sérieux. C'est important, on en a besoin en France, un petit coup de second degré. Dans la vie si on se prend trop au sérieux on finit par tomber dans le mauvais chemin et je crois que c'est pas bon. Vous savez y'a rien de plus facile que de détrôner une idole et je suis pas une idole. Je me lève tous les matins comme tout le monde, je me lave les dents, j'ai mal à la tête, vous voyez ce que je veux dire. Je suis un homme normal et je voulais dans Jean-Philippe être un homme normal.

C.: Qu'est-ce que ça fait de chanter du Johnny devant le vrai?

F.L.: C'est une expérience très singulière, je peux vous dire il faut le faire!

J.H.: Alors moi je vais répondre à ça parce que c'est pas facile ce que vous lui posez comme question. Et je vais vous dire pourquoi, parce que c'est un artiste. Moi si on me demandait de faire du Céline devant lui, j'aurais le même problème. Ca serait pas facile pour moi. C'est pas facile pour lui et c'est pour ça que le tandem marche. Vous vous rendez compte du travail qu'il a fait, il a fait du Johnny Hallyday devant Johnny Hallyday en imitant Johnny Hallyday. C'est pour ça que j'ai refusé d'autres acteurs qui ont un talent immense, il est le seul qui a le courage de faire ça. Moi on m'aurait demandé ça à une certaine époque, maintenant c'est trop tard il est mort, mais de chanter devant Elvis Presley, ça aurait été dramatique pour moi. Et ben lui il l'a fait, moi je dis bravo.

F.L.: C'est une expérience halluuuuuucinante vous savez, je m'en suis pas trop mal sorti quand il était pas là. Quand j'ai chanté "Elle vient de là elle vient du blues..." c'était la nuit, il était pas là, je donnais des coups de fils à une femme que j'aimais, tout allait bien. Mais quand tout d'un coup t'as Johnny et que le metteur en scène te dit faut que tu chantes REQUIEM POUR UN FOU et que je le connais pas super bien, tu te dis comment je vais faire... (il commence à chanter Requiem pour un Fou) Et il est là, c'est effrayant, mais faut y'aller, faut dépasser les pudeurs, faut y'aller, faut y'aller, faut y'aller...

J.H. faisant mine de le calmer: Ecoute moi Fabrice...

F.L. augmentant une nouvelle fois le volume sonore: Et quand on dit que je suis bavard, et quand on dit que je suis bavard, vas-y Johnny!

J.H.: Je voulais dire simplement, il parlait de pudeur, vous savez dans ce métier ce qui est le plus dur à passer c'est les pudeurs. La pudeur de ne pas être ridicule, la pudeur de ne pas en faire trop par rapport à l'autre, et ben voilà lui il l'a fait malgré ses pudeurs et il a été grandiose, voilà je tiens à le dire. On a fait un disque ensemble et on se démerde bien!

F.L.: Je voulais être chanteur et maintenant je peux vous donner ma parole que je ne le serai jamais. Mais c'est pas grave parce que j'avais un fantasme et toute la technique de Racine, de Molière, tout ce que tu peux faire pendant des heures sur:(citant le Misanthrope)" Qu'est-ce donc? Qu'avez-vous? Laissez-moi, je vous prie. Mais encor dites-moi quelle bizarrerie... "

J.H. faisant mine de pousser un coup de gueule: Eh Oh, mais on est pas(...), oh!

F.L.: Mais tu m'as dis que tu voulais (...) Vous voyez comme il est pas facile...

J.H. faisant semblant de se fâcher: Ca va on sait que t'es un grand acteur! Ecoute, tu es un grand acteur je le sais et tu n'as rien à prouver à personne...

F.L.: D'accord mais je que je voulais dire simplement c'est que toute cette technique là ne t'aide pas pour chanter.

J.H.: On va conclure là-dessus! (S'adressant à l'ensemble de la pièce) Je vous aime tous et merci beaucoup.

Propos recueillis par Sylvie JACQUY le 14 mars 2006

Sylvie Jacquy


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