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Le come back de Hugh Grant? Non, bien sûr, mais Hugh Grant était de passage à Bruxelles pour LE COME BACK, son nouveau film...
C'est par un très beau jour ensoleillé que la presse belge a eu le plaisir de rencontrer Hugh Grant. Ce dernier n'a pas fait défaut à sa réputation d'acteur affable, cynique et pratiquant de manière très ou trop régulière un humour caustique anglais dans la plus pure des traditions. Qu'à cela ne tienne, il fait rire son audience et cela l'aide certainement à tenir le coup durant ces promotions marathons. Malheureusement, pas de « one-to-one » mais des « table rounds », ce qui explique le caractère décousu de l'interview. Nous n'avons gardé que le meilleur de Hugh Grant, c-à-d les moments où il veut bien se dévoiler lui ainsi que ses futurs plans de carrière. Cinopsis: Si vous deviez jouer dans un groupe, serait-ce dans un groupe pop ou tout à fait à l'opposé de ce qu'on peut voir dans votre film ? Hugh Grant: En fait, ce serait un cauchemar de jouer dans un groupe...je ne suis pas du tout un musicien dans l'âme. A l'école tous mes copains jouaient d'un instrument, pas moi. J'allais à des concerts mais c'était juste pour rester cool car je détestais cela, pour tout vous dire j'aime le silence!(rires) Ceci étant dit, j'aimerais que vous sachiez que je suis devenue une pop star: la BO de MUSIC and LYRICS est restée au sommet des charts pendant plusieurs semaines aux Etats-Unis, du coup je vendais plus de disques que Justin Timberlake, je voulais absolument que vous le sachiez!(rires) Cinopsis: Vous avez beaucoup de succès avec les femmes actuellement mais quel ado étiez-vous avec les filles, étiez-vous aussi confiant qu'aujourd'hui ? H.G.: Oh mon Dieu, c'était une torture car je m'en faisais de ne pas être assez grand. Je me suis développé sur le tard, tous mes amis étaient grands et avaient de la barbe...je me rappelle d'une soirée où quelqu'un m'a même dit « Mademoiselle » (rires). Mais je flirtais beaucoup, je me rappelle de ces soirées où tout le monde embrassait tout le monde à mort (rires). Cinopsis: A l'évidence, vous avez quasiment le monopole des comédies romantiques. Comment comptez-vous réparer cette « injustice » qui dure depuis plus de 15 ans maintenant ? H.G.: Eeeeuuuuhhhh....que voulez-vous dire, vous pensez que c'est une injustice que je sois dans la « pole position » pour faire des comédies romantiques ? Cinopsis: Peut-être... H.G.: Eeeuuuhhh...(interloqué) que puis-je vous dire....euh, ce n'est pas une position que j'essaye d'atteindre...c'est une position que j'apprécie en fait...., (amusé et s'adressant à Cinopsis) vous êtes terrifiant!! (rires). Cinopsis: Quelle est la différence entre le fait de travailler aux USA et en Europe ? H.G.: L'argent, il y a tellement d'argent en jeu aux USA. A mes débuts, j'ai fait carrière en Europe dans des petites productions et quand j'étais chanceux, je pouvais gagner 40.000 £ et soudainement aux USA j'en gagnais des millions. Bon, c'était dans une production qui en a coûté 60, sans parler des frais de postproduction et de promotion. C'était une horrible pression et malgré tout, on vous traite de lâche si vous n'acceptez pas la proposition de travailler là-bas. En fait, je trouve dommage que beaucoup de gens font l'amalgame entre les productions: « petit et européen » c'est donc bon mais « grand et USA » c'est forcément mauvais. Ce n'est pas toujours le cas, de grandes productions hollywoodiennes peuvent être intelligentes et intéressantes. D'une certaine manière c'est comme le sujet du film, vous ne pouvez retirer de la fierté dans le fait d'être taxé de produit commercial. Les chansons pop sont simples mais elles ont des mélodieus accrocheuses, mon personnage devrait être fier de les chanter car elles donnent du plaisir aux gens mais il a besoin qu'on le lui rappelle et c'est que Sophie (ndlr: Drew Barrymore) fait à la fête foraine. Je pense que c'est la façon dont Marc Lawrence (Ndlr: le réalisateur) pense de lui-même; c'est un auteur qui a beaucoup de succès dans ses séries TV, il a donc un côté très populaire mais c'est certainement une des personnes les intelligentes que j'ai rencontrées, c'est un intellectuel... donc il est réducteur de penser que Hollywood est toujours synonyme de « mauvais ». Ca l'est, mais pas toujours (rires). Cinopsis: Est-ce qu'il y a une histoire ou un sujet bien particulier qui vous donnerait envie d'être réalisateur ? H.G.: J'adore l'idée même de la réalisation et j'attends le sujet qui me passionnera et qui me poussera à prendre ce risque. J'ai toujours voulu raconter l'histoire de mon grand-père pendant la Seconde Guerre Mondiale, c'est une histoire complexe d'un régiment anglais mais mon père ne veut pas que je la réalise. C'est une histoire sacrée dans la famille et mon père a justement peur que j'en fasse une version hollywoodienne. Pourtant je lui dit: « Non, ne t'en fais pas, je produirai et je réaliserai » mais c'est justement ça qui l'inquiète (rires)....mais je passerai certainement derrière la caméra un jour. Cinopsis: La dernière fois que vous êtes venus à Bruxelles c'était il y a 3 ans pour la promotion de LOVE ACTUALLY, vous avez l'air d'aimer venir dans notre petit pays alors que d'autres acteurs n'y mettront jamais un pied.... H.G.: En fait, vous êtes très près de chez moi! Plus sérieusement, faire de la promo en Europe est vraiment très plaisant. Ils vous traitent extrêment bien, ils vous fournissent un Jet, vous pouvez amener vos amis, vous pouvez vous saoûler pendant les dîners... Je suis très heureux quand je suis à Bruxelles, Paris ou Rome. Ce n'est pas comme à Seattle ou Chicago où là je peux m'y ennuyer très facilement. Cinopsis: En fait, vous avez des ambitions artistiques autres que celles qui vous préoccupent en ce moment ? H.G.: (Amusé) Oui, bien sûr que j'ai des ambitions, il est temps de changer ! Je veux définitivement terminer le livre que je suis en train d'écrire, je dois faire cela. J'espère le terminer cette année, j'en suis quand même à la page 60 (rires). Et oui, j'aimerais réaliser un film, c'est quelque chose que je dois absolument faire. Il est temps de prendre des risques maintenant, « Fucking Hell », j'ai 46 ans après tout, il est temps de faire cela ! Propos recueillis par Cinopsis en mars 2007.
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